Dernier carat

2013
installation, Magnésie, chêne, dimensions variables. Réalisé dans le cadre de la Résidence Artelinea

L’installation in situ Dernier carat est composée de 23 petites sculptures en forme de diamants. Pesant chacune 21 grammes, elles sont posées à fleur du sol sur une latte de plancher en chêne.
De part le titre, on comprend bien que le dernier carat, sous entendu « le vingt-quatrième », devient la limite maximum ou la perfection.
La modestie du matériau contraste avec la valeur réelle de la pierre précieuse.
Les pièces oscillent entre l’idée du diamant, l’un des matériaux naturel les plus résistants et l’extrême fragilité et friabilité de la magnésie.Dernier carat montre à voir des processus de création voué a l’échec. Tel l’alchimiste, l’intérêt de l’oeuvre se trouve dans sa quête.
Cette rivière de diamants éphémère est vouée à une disparition qui s’ajoute au caractère définitif et irréversible de la manipulation. En effet, cette pièce n’est ni transportable, ni manipulable. Son caractère quasi performatif est mis en tension avec le résultat : l’installation se joue d’être à la merci du spectateur.